<< Je serais celle que vous envirez >>
Sous la tension palpable d'un par terre de célébrités aillant pour rôle spectateur, le présentateur se trouvant sur scène annonça les nominés. Tenant en haleine toute cette salle regroupant les plus beaux partis du show-biz mondial, il en vint à ouvrier l'enveloppe dans laquelle se trouver le nom de la gagnante. Le présentateur célèbre et icône de la télévision américaine réputé pour sa lenteur agaçante doublée d'une parole à n'en plus finir ne manqua pas à sa réputation. Peu à peu, il sortit le papier noir de l'enveloppe rouge. De sa lenteur habituel, il lu l'élu mais ne révéla pas son identité. Préférant conserver encore quelques instants l'angoisse qui régnait dans la plus grand salle de la plus grande ville du plus grand pays. Vous l'aurez compris, cette cérémonie est une des plus grandes, pour ne pas dire LA plus grande qui a lieu une fois dans l'année.
Vous devez purement vous demander qui suis-je pour raconter cette évènement. Et bien pour vous je serais Jean-François, Anabëlle, Jiselle ou encore le Président. Comme bon vous semble. La seule chose sure est que je serais votre guide. Je vous ferais découvrir cette histoire. Je serais vos yeux et le narrateur.
Revenons-en à cette cérémonie.
Je vous passe le blabla futile de ce présentateur plus proche de la retraite que du public qui se tient face à lui a un niveau inférieur que la scène surélever. Public qui s'impatiente.
Les mots se font de plus en plus espacés, ses paroles moins barbantes. Et il cracha enfin le nom de la gagnante. Un tonnerre d'applaudissement fit alors son entrée. Pour laisser place à une magnifique jeune fille qui d'un pas sur, se dirigea vers les quelques marches qui la guideront sur scène afin d'aller retrouver ce présentateur qui d'un large sourire ébaillit sous la splendeur et l'élégance de la gagnante tenait le trophée qui désormais appartenait à Tania. Tania, c'est cette mannequin qui venait de faire sa révérence la plus belle suivit d'un bisou distingué déposé à ce cher vieux monsieur qui lui donna sa récompense. Nul doute, elle était la seule à pouvoir gagner le trophée de la "plus belle femme américaine". Après cette formule de courtoisie face au maître de cérémonie elle s'avança vers le micro. Mais ne dit rien. Préférant attendre que les crient cessent ainsi que les applaudissements. Son regard à l'horizon planait sur les gens qui l'acclamaient. Comme pour les remercier son regard dur et froid d'une telle beauté les observer. Aucune larme. Elle vaut mieux que ça. Elle attendra. Puis le silence attendu arriva. Une simple mouche aurait été entendu. Elle regarde le trophée tenu par sa main et leva les yeux verts vers les caméras. Chacune des personnes présentes redoutaient les prochains mots qu'allait prononcer cette jeune mannequin qui depuis 1an bouleversait l'Amérique entière. Ils avaient bien raison. Aujourd'hui, Tania avait décidé de se faire entendre comme beaucoup de fois. Mais aujourd'hui rien ne passera entre les mailles du filé. Ses lèvres pulpeuses décorées de gloss qui les rendait irrésistibles s'ouvrirent pour laisser la sentence tomber.
D'une voix douce et délicate, elle commença :
<< En aillant un peu de recule sur ma carrière qui débute juste, j'ai remarqué que nombreux d'entre vous m’ont aidés, la majorité même. Jusqu'à avoir le titre de "chouchoute et icône de l'Amérique." >>
Ses premiers mots prononcés, la foule acclamait ces dires qui étaient la simple vérité. Elle poursuivit d'un ton ironique toujours de sa belle voix :
<< Et puis d'après un certain magazine j'aurais été orpheline. Mais mes parents auraient ressuscité lorsque mon compte en banque a augmenté grâce aux photos de mannequins. J'aurais aussi eu recourt à la chirurgie pour être "parfaite". Car comme tout le monde le sait, j'avais été abandonné pour ma laideur. Les journalistes de ce fameux magazine ont affirmé m'avoir vu entrer et sortir d'un hôpital plusieurs fois par jour. Pour eux, j'aurais une relation avec un chirurgien, sans doute pour avoir des interventions gratuites car mes parents revenus en vie auraient vidé mon compte en banque et seraient repartis dans leurs tombes. Qu'ils reposent en paix. >>
Elle avait prononcé cette dernière phrase en levant les yeux aux ciel.
La salle sous le choc de ce discours qui ne visait qu'à montrer du doigt un magazine qui la harcelait depuis le début, riait de l'absurdité des propos tentent.
Elle continua, fière de l'effet que ses paroles produisaient.
<< Poursuivons. Le chirurgien avec lequel j'entretenais une relation cachée ne voulant plus m'opérer gratuitement, j'avais donc fais du marché noir dans l'hôpital en vendant les robes des célèbres marques dont je suis l'égérie. C'est bien connu, les malades préfèrent porter de la marque que des blouses sans forme données par l'hôpital. Et je dois avouer que se faire opérer dans une robe de grande classe a quelque chose d'assez confortable. Et très classe.>>
Le sourire aux lèvres, elle s'amusait à révéler touts les ragots dis sur elle. Les spectateurs applaudissaient, riaient, l'acclamaient.
Elle reprit.
<< Le plus drôle dans l'histoire. Si on peut formuler cela comme ça, c'est que la simple vérité n’a pas été révélé ou du moins pas cherchée. Non, c'était bien trop amusant de me voir occupée à vendre des robes en me faisant opérer tout en couchant avec le chirurgien. Je suis multifonction vous savez. >>
Elle marqua un tant de pause. Pour continuer et finir son discoure. Elle n'avait plus sa douce voix. Non, là elle prenait l'air sérieux. Comme pour braver les interdits. Comme avant une bataille.
<< Pour conclure, je finirais sur des fais réels. Tel que l'internement de mon petit frère dans ce fameux hôpital pour des raisons de santé. Ou la médiocrité de tel ragot et de ce ramassis de rumeurs. Mais tout cela m'aura au moins permis de vous annoncer le décès de mon petit frère. Merci. >>
Elle venait de donner le coup de grâce. L'attaque final. La fin de la bataille. Elle avait pris son trophée et était partit en coulisse, sous un tonnerre d'applaudissement. Toute une foule en émoi devant la triste révélation de la jeune fille qui s'éloignait d'eux les larmes aux yeux.
Mais elle se l'était promis : Jamais elle ne pleurerait à cause d'eux. Encore moins devant eux.
<< Ma priorité était de préserver ma vie privée, j'en est fait mon combat. >>
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Je pars Lundi pour l'Irlande.
Je vous réserve une belle suite dès mon retour.
J'attend vos impressions.
A bientôt.